Le projet

Note d’intention

Le projet Hyperlight correspond à la fois à la création d’une installation immersive et au développement d’un nouveau dispositif scénographique d’écriture de la lumière dans l’espace pour le spectacle vivant.

Avec Hyperlight, je propose de modeler la lumière dans l’espace et dans le temps comme une matière avec laquelle je puisse jouer et transformer l’espace physique. Je souhaite plonger ainsi le spectateur dans une architecture en mouvement qui se rétrécit, s’agrandit, se resserre, se projette à l’infini ou au contraire se résout en un point. Les perspectives se construiront et se déconstruiront, déstabilisant les sens du spectateur et interrogeant sans cesse sa perception de l’espace.
Quelles sensations éprouve-t-on lorsque l’on est privé de ses repères spatiaux et quand les lois de la perspective classique ne s’appliquent plus ?
Depuis quelques années déjà, j’explore les possibilités de l’écriture de la lumière comme outil scénographique ou comme matière architecturale avec Ezra dans le Bionic Orchestra et Bionic Orchestra 2.0 ou avec Felicie d’Estiennes d’Orves dans Supernova, Perspective projection ou plus récemment Satori. Il est toujours étonnant de constater comment, utilisée dans un espace empli de fumée, la lumière peut s’utiliser comme matière créant des volumes qui semblent physiques. Par exemple, en projetant une ligne lumineuse celle ci s’imprime tout au long de l’espace et crée un mur, la projection d’un cercle matérialise un cône et un carré nous donne une pyramide. On peut alors architecturer, structurer et créer des volumes dans ces espaces.
Toutefois, il existe un grand nombre de limites techniques dans les dispositifs d’écriture de la lumière existants ; ceux-ci contraignent l’écriture artistique. Premièrement, l’emplacement de la source détermine la direction des faisceaux lumineux et en conséquence les perspectives architecturales.
Deuxièmement, un spectateur se trouvant en face des faisceaux voit toujours la source et se trouve toujours au sein d’un espace conique prenant pour origine la source lumineuse, bien que quelques expérimentations avec Félicie m’aient permis de défricher de nouvelles pistes de ce coté.



Photos Pierre Jayet


Avec Hyperlight, je veux m’affranchir de ces limites techniques pour me donner une plus grande liberté d’écriture artistique. L’objectif est ici de pouvoir créer une architecture holographique modulaire en contrôlant l’ensemble des directions des faisceaux pour les rendre parallèles entre eux, les faire converger, ou diverger, mais aussi les contrôler dans l’espace en définissant des zones où ils pourront apparaitre ou non. Cela ouvrira un nouveau champ de possibilités et donnera une véritable liberté d’écriture de la lumière dans l’espace.
Thomas Pachoud

Ce projet est réalisé avec l’aide Pierre Margerit, stagiaire INSA Lyon.

Présentation artistique

L’INSTALLATION IMMERSIVE

L’installation sera conçue sous la forme d’un objet immersif à jauge réduite. Le spectateur sera invité à entrer dans un espace d’architecture holographique lumineuse. Des lasers de couleurs blanche ou bleue claire créeront des plans de lumières qui ressembleront à des murs ou volumes physiques. Les architectures seront relativement sobres et simples (mur, tunnel, etc.) afin de garder la plus grande
lisibilité de l’espace possible.
Cette architecture évoluera et se transformera, à un rythme plutôt lent, autour du spectateur. La notion d’espace et les règles de perspectives traditionnelles seront dans un premier temps respectées, puis seront transformées et bousculées tout au long de l’expérience, entrainant le spectateur dans un autre monde où ses sens seront déstabilisés jusqu’à lui donner une sensation de perte d’espace.
Cette installation, avant tout lumineuse, sera également accompagnée d’un univers sonore, indispensable pour jouer sur les sensations. Celui-ci devra être en adéquation parfaite avec l’image.
Un travail de recherche sera effectué sur la composition musicale, alliant sources sonores organiques et influences electro/dub. La musique participera de l’immersion du spectateur et alimentera la narration.
Pour la composition musicale, j’ai sollicité différents musiciens (Ez3kiel, mat3r dolorosa,…), mais ce choix n’est pas définitif.

VERS UN DISPOSIITIF SCÉNOGRAPHIQUE

Cette installation, permettant une immersion à une échelle relativement réduite, est la première étape d’un dispositif monumental. L’objectif est, par exemple, d’imaginer un format dans l’espace public ou de le développer à l’échelle d’un plateau, comme un nouvel outil d’écriture scénographique.
En particulier, j’envisage de poursuivre ce travail avec des danseurs - je souhaiterais à ce titre travailler à nouveau avec Garry Stewart et l’Australian Dance Theatre.
Ce type d’écriture de la lumière dans l’espace étant totalement novateur, j’ai en effet besoin d’expérimenter et d’éprouver le dispositif, de rendre les outils d’écritures efficaces et de valider le fait que celui-ci soit suffisamment complexe et vaste pour pouvoir écrire un spectacle complet et techniquement réalisable à cette échelle.
Cette forme me permettrait de modeler la scénographie, de transformer l’espace sans limite au fil de la performance et de la faire réagir avec les danseurs : construire et déconstruire la scène, matérialiser des espaces physiques entre les danseurs, les faire réagir et s’adapter à leurs mouvements, etc. Des murs pourraient s’écarter à leurs passages, des portes s’ouvrir, des plafonds s’écrouler... L’ensemble des possibles est quasi infini, se rapprochant d’une architecture holographique entièrement malléable.

Le travail de recherche

Afin de réaliser la première forme, une phase de recherche et développement sera nécessaire. Ce travail sera réalisé en lien avec les chercheurs en optique du département D - Opt du CEA - Grenoble (Commissariat à l’Energie Atomique et aux énergies alternatives) ainsi qu’avec des étudiants de l’INSA dans le cadre de l’Atelier Arts Sciences. Il permettra d’explorer les différentes pistes techniques, de sélectionner la plus pertinente puis de développer le dispositif.

LE DISPOSITIF
Différentes pistes sont déjà envisagées actuellement pour la construction du dispositif technique, toutes fonctionnant pour le moment autour du même principe de miroir ou prisme permettant de corriger les directions des faisceaux.
Le principe est de créer une optique adaptative, à travers divers jeux de prismes motorisés afin de corriger les directions du faisceau laser en tout point. La lumière étant de nature ondulatoire, il devient possible de changer sa direction à travers des systèmes optiques, selon des lois bien connues (principe de Fermat et lois de Snell-Descartes).



Un laser est projeté sur une matrice constituée d’un grand nombre d’optiques motorisées, permettant en chaque point de corriger la direction du faisceau en sortie sur les 2 axes (x et y si z est l’axe du laser).
Il devient alors possible de créer des plans parallèles ou qui convergent, divergent, se rapprochent, s’éloignent. En multipliant le dispositif par 3 (un pour chaque axe de profondeur), on arrive alors à un système s’approchant de l’holographie et permettant de modéliser des architectures dans l’espace.
Différents principes sont imaginés et devront être testés dans la construction de ces systèmes optiques afin de valider le protocole final.

Principes moteurs
• Le moteur pas à pas : le dispositif est encore lent et l’écriture limitée. Il n’est alors pas encore possible d’avoir plusieurs faisceaux partant d’un même point.
• Le galvoscanner : le galvoscanner est un moteur oscillant avec grande précision et à des vitesses extrêmement rapides. Couplé à un laser, il est utilisé pour dessiner en l’envoyant en différents points de l’espace suivant un chemin de façon très rapide. La persistance rétinienne faisant le reste.
• Le miroir/prisme tournant : Il est possible d’une façon différente d’imaginer un système type galvoscanner en utilisant des miroirs ou prismes tournant sur eux-mêmes à très grande vitesse et en synchronisant les impulsions du laser sur la rotation des optiques.
• L’optique électro-stimulée : il en existe, à l’état de recherche, de nouveaux types pouvant changer d’état physique par une stimulation électrique ; pour faire des zooms ou des systèmes de mise au point ne faisant intervenir qu’une seule optique plutôt qu’un bloc d’optiques.

Principes optiques
• Prisme : le prisme est un système optique ayant la particularité de changer la direction d’un faisceau pour une longueur d’onde donné. Il est particulièrement envisagé dans ce genre de dispositif pour ses caractéristiques physiques.
• Miroir : sachant que la lumière est réfléchie, elle est renvoyée suivant un angle égal à celui incident par rapport à la perpendiculaire au plan optique. Il sera intéressant de motoriser le miroir, afin d’atteindre une multitudes d’angles possibles.
• Optique diffractive : en passant en son sein, le faisceau lumineux est modifié et peut voir sa forme ou sa direction complètement transformée.

CALIBRATION
L’étape de calibration du dispositif peut facilement s’avérer longue et fastidieuse. Afin de la faciliter au maximum, il sera indispensable de l’automatiser via un système d’analyse caméra ou capteur. Il est envisagé, pour chacun des miroirs, que différentes positions soient envoyées jusqu’a ce que le faisceau pointe des capteurs donnés et dont l’emplacement est connu dans l’espace, donnant ainsi des points de référence.

NOUVELLES ÉCRITURES & DÉVELOPPEMENT LOGICIEL
Ce dispositif, de part sa nature, implique une nouvelle forme d’écriture de l’image.
Celle-ci se compose en 3 dimensions, mais ne peut se penser en volume comme une image classique en 3 dimensions. Il faut penser en termes de faisceaux sur chaque plan et concevoir comment ils peuvent ensemble se combiner pour créer un objet holographique. L’écriture peut alors vite devenir un véritable casse-tête. Il devient ainsi indispensable de réfléchir à des outils permettant de retourner sur des types de médias qui peuvent être facilement générés, visuellement compréhensibles et rapides à travailler.
Le passage par de l’image en 2D apparait ainsi comme l’un des outils les plus simples et facilement manipulables pour être efficace dans un premier temps.
Par la suite, la création d’un outil permettant de penser en terme de volume affinera l’écriture de l’image dans le dispositif afin de construire des formes plus complexes et plus précises.

RÉFLEXION AUTOUR DES NOUVEAUX USAGES
Au-delà de l’usage premier imaginé dans le domaine artistique, ce type de dispositif innovant peut potentiellement ouvrir la voie à de nombreux autres nouveaux usages.

Industries

Gravure 3D
De la même façon qu’on utilise aujourd’hui des lasers pour de la découpe ou de la gravure suivant un plan 2D, il pourrait être envisageable d’imaginer un système permettant la gravure laser en volume. En utilisant des faisceaux se mouvant dans tous les sens, il devient envisageable d’utiliser un laser tout autour de l’objet à graver suivant des angles précis, et ce sans avoir besoin d’un bras robotisé.
De la même façon que la gravure 3D, des débouchés peuvent être envisagés sur des systèmes de scanner 3D, de nettoyage au laser, ou tout ce qui peut nécessiter l’utilisation d’un laser dans l’espace.

Lumière intelligente
De plus en plus de recherches dans le milieu de l’industrie sont conduites autour de lumières dites intelligentes. Ce dispositif peut ouvrir d’autres pistes de recherche quant à l’orientation précise d’un faisceau lumineux pour gérer des éclairages intelligents. En fonction des déplacements de personnes dans un environnement donné, celui-ci augmenterait l’intensité lumineuse dans certaines zones. Il pourrait aussi être utilisé pour donner des informations ou annoncer des dangers en les matérialisant dans l’espace.

Architecture
Utilisant la lumière pour créer des formes d’architecture holographique, ce système peut tout à fait trouver des débouchés dans le secteur de l’architecture, pour prototyper des bâtiments dans une maquette en les matérialisant sous forme de lumière, ou comme moyen de mise en valeur de l’espace dans un lieu donné.

Événementiel et communication
Cet objet étant pensé comme une recherche autour d’un nouveau type de dispositif holographique, il peut trouver des dérivés de son sens artistique premier dans le domaine de l’événementiel et de la communication. En effet, ces domaines sont toujours à la recherche de dispositifs innovants pour présenter des produits, impressionner et faire rêver. L’objectif est fondamentalement différent de Hyperlight mais envisageable à plus ou moins court terme.

Interventions publiques et pédagogiques 2014

Pendant la phase de recherche d’Hyperlight, une série d’activités seront organisées autour du projet :

 » » Présentation du prototype sur le salon EXPERIMENTA 2014
Un premier prototype du dispositif sera présenté pendant 3 jours en octobre 2014 dans le cadre du salon EXPERIMENTA 2014, salon Arts Sciences Technologies. Conçu dans une perspective de living lab, ce salon permettra à la fois d’expliquer au public la démarche de création, la recherche technologique menée et de lui faire tester le prototype.

 » » Rencontres de groupes d’étudiants
L’Atelier Arts Sciences organisera régulièrement au cours du travail de recherche des rencontres de Thomas Pachoud et des chercheurs du CEA avec des groupes d’étudiants (Master Diffusion de la Culture, Arts du Spectacle, ICM, Université Joseph Fourier, INP, …) et lycéens (de l’agglomération et de St Marcelin) pour présenter la relation arts et sciences illustrée par ce projet de recherche commun.

 » » Ateliers à destination d’étudiants
Dans le cadre de la résidence à l’Atelier Arts Sciences, deux workshops sur 3 jours seront prévus :
• pour des étudiants en écoles d’ingénieur (INSA - Master Art-Science) autour du dispositif, de son ingénierie et de son application artistique.
• auprès d’étudiants d’écoles supérieures artistiques (ENSATT, ENSCI - Les Ateliers, Ecoles Supérieures d’Art) autour de l’utilisation de l’image dans l’espace comme matières scénographiques.
 » » Workshop « Scénographie lumineuse : volume et matière »
Un workshop de 10 jours à destination des artistes et techniciens autour de l’utilisation de l’image dans l’espace comme matières scénographique sera organisé au Lavoir par l’AADN.

Diffusion

La première forme de l’installation immersive sera finalisée au printemps 2015.
L’AADN accompagnera la diffusion de cette installation.
Les premières possibilités de diffusion sont :
• EXIT 2015, Créteil
• Rencontres-i 2015, Biennale Arts Sciences, agglomération grenobloise
• Fête des Lumières 2015, Lyon

Planning de travail

Novembre 2013 - Mars 2014
Écriture du principe technique et artistique / recherche de partenaires

Mars à juin 2014
Recherche et expérimentation autour des différentes solutions techniques envisagées
Objectif  : valider les principes techniques et mécaniques
Grenoble > AAS (Atelier Arts Sciences) - CEA
- Recherche avec les ingénieurs CEA autour des différentes possibilités optiques.
Lyon > INSA
- Recherche avec un projet étudiant INSA (UV Art Science Ingénierie)
autour des principes de mécanisation d’optique.
De juin à octobre, il est envisagé de prendre un stagiairre de l’INSA afin d’aider à la conception et construction mécanique).

2 juin - 4 juillet 2014
Objectif  : construction d’un premier prototype de validation.Celui-ci est un dispositif réduit à son minimum, ceci afin de valider l’ensemble des choix techniques.

Lyon > INSA - bureau AADN - LaB_LaB
- Développement et construction du premier prototype de validation.
- Premier développement et test d’un dispositif de calibration.
Grenoble > AAS - CEA
- Suivi régulier du projet avec les ingénieurs CEA, construction et intégration des optiques dans le prototype de validation.
Grenoble > Labo de prototypage (GiNova ou SPICE)
- Usinage de l’ensemble des pièces mécaniques nécessaires au
prototype.

7 juillet - 18 juillet 2014
Lyon > Bureau AADN
- Bilan du prototype technique et construction papier et informatique du premier prototype final.

21 juillet - 25 juillet 2014
Grenoble > Labo de prototypage (GiNova ou SPICE)
- Usinage de l’ensemble des pièces mécaniques nécessaires au premier
prototype.

4 aout - 15 aout 2014
Lyon > AADN - LaB_LaB
- Montage du dispositif et test grandeur nature.
- Développement et construction du dispositif de calibration.

22 septembre - 7 octobre 2014
Lyon > AADN - LaB_LaB ou Hexagone Développement du système d’écriture de l’image.

Octobre 2014
Grenoble > EXPERIMENTA
- Première présentation publique du dispositif.

10 novembre - 21 novembre 2014
Lyon >Bureau AADN
- Bilan du prototype, réflexion autour de l’écriture de la première forme finale.
- Lancement de la construction du premier dispositif immersif.

Décembre 2014
Grenoble > Hexagone - workshop
- Médiation auprès d’écoles d’ingénieur (INSA - Master Art-Science) autour du dispositif et de son application artistique.
- Workshop auprès d’école orientées spectacle (ENSATT) ou artistique (Beaux Arts) autour de l’utilisation de l’image dans l’espace comme matières scénographiques.
Lyon > AADN - workshop
- Workshop de 10 jours à destination des artistes et techniciens autour de
l’utilisation de l’image dans l’espace comme matières scénographique.

Planning 2015-2016

Biographie de Thomas Pachoud

Formé à l’école d’ingénieur multimédia IMAC, promotion 2008, Thomas Pachoud est depuis longtemps intéressé par le lien entre les nouvelles technologies et leurs apports dans le domaine artistique. Il découvre le spectacle vivant au cours de son stage de 2e année d’IMAC, pendant lequel il est amené à programmer un aibo pour Vous en rêvez (Youri, l’a fait) de la Cie Mabel Octobre. Il travaille aujourd’hui
principalement dans le domaine du spectacle (théâtre, danse et musique) utilisant les nouveaux outils apportés par le numérique, l’électronique, la robotique et la programmation, principalement autour de l’image et de son application en temps réel dans l’espace scénique et scénographique.
Il manipule aussi bien l’image vidéo sur Le jardin des délices de Blanca Li que son penchant live dans Le sacre du printemps de Garry Stewart et les Ballets du Rhin. Il utilise aussi les outils de programmation informatique pour la créer et la manipuler dans le temps réel, en théâtre Même pas Morte, La folie de Janus, Le risque zéro, ça n’existe pas de la Cie Mabel Octobre, autour du beatbox avec le collectif du Bionic
Orchestra
ou plus récemment dans la danse sur Proximity de Garry Stewart et l’Australian Dance Theatre. Il a participé à des créations, avec des plasticiens, sur des projets d’installation, Supernova, Perspective Projection et Satori de Félicie d’Estiennes d’Orves et d’interactivité Eruption of the End et Fantômes de Rossella Piccino. Thomas Pachoud explore aussi les domaines de la robotique et de l’électronique : il a co-élaboré avec le beatboxer Ezra un gant interactif pour le Bionic Orchestra 2.0 ;
il a conçu et programmé, pour le spectacle Mazut du Cirque Baro d’Evel, un dispositif scénographique de goutte à goutte qui crée l’univers poétique et musical du spectacle. Dernièrement, la chorégraphe Blanca Li a fait appel à lui pour faire danser les robots de son dernier spectacle, Robot !.

www.creapach.fr