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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°2
La deuxième résidence de l’Atelier Arts-Sciences s’est offert le temps d’un parcours de deux années entre le groupe de musiqueactuelle EZ3kiel et des scientifiques du CEA. En chemin, elle a ouvert ses portes à un autre partenaire ERASME, centre multimédia du Rhône. La résidence afait l’objet d’un double aboutissement avec les installations Les Mécaniques poétiques d’EZ3kiel au CCSTI de Grenoble et les concerts équipés du ballon interactif à l’Hexagone Scène nationale de Meylan. L’idée du détournement a accompagné de bout en bout cette résidence. Alors que le rêve d’un chercheur du CEA de faire chanter le champ magnétique terrestre présidait à la première rencontre avec le groupe EZ3kiel, c’est un ballon interactif entre le public et les musiciens qui a été créé. Alors que les puces RFID servent généralement à étiqueter les biens de consommation, elles ont fait chanter de vieux flacons de pharmacie. Alors que les motion-pods sont commercialisés dans la kinésithérapie, ils ont fait voyager le visiteur dans l’univers d’un opéra en flammes. Alorsq ue les accéléromètres sont utilisés dans les airbags de nos voitures, ils ont fait produire des images à un piano plutôt que du son… Alors que Yann Nguema est un artiste contemporain nourri de nouvelles technologies, il les met en scène dans une esthétique résolument nostalgique.
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C’est de ce monde de contrastes que s’est nourrie cette fructueuse aventure entre les artistes de EZ3kiel et les chercheurs. Cette dernière résidence a ouvert la porte à un plus large panel de chercheurs, ingénieurs et techniciens du CEA comme d’autres centres de recherche. Le temps a été un partenaire appréciable qui leur a permis de chercher, de buter, de recommencer, d’interpeller d’autres laboratoires, d’envisager d’autres solutions technologiques, jusqu’à présenter une œuvre au public : Les Mécaniques poétiques d’EZ3kiel, dix installations interactives.
[LE CAHIER N°2]
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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°1
Première résidence de l’Atelier Arts-Sciences, Virus//Antivirus, nom emprunté au spectacle qui en a été l’aboutissement artistique, a rassemblé pendant plusieurs mois une chorégraphe / interprète et un chercheur en traitement de l’information pour interroger la relation entre art et technologie, entre geste artistique et production de musique par l’entremise du dernier capteur de mouvement miniaturisé né au sein du Service Microsystèmes et Objets Communicants (CEA/LETI/DCIS) : le “ Motion Pod ”.
La rencontre des deux protagonistes du projet, Annabelle Bonnéry et Dominique David a eu lieu quelques années plus tôt au sein des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences - Entreprises, mais la résidence 2007 a impliqué plus largement une équipe artistique, la compagnie Lanabel et une unité scientifique. Elle a donné lieu comme premier résultat à une création chorégraphique présentée en octobre à la MC2 : Grenoble.
Cette résidence a été organisée dans le cadre de l’Atelier Arts - Sciences, laboratoire créé cette même année par le CEA-Grenoble et l’Hexagone Scène nationale de Meylan pour tenter de produire et expérimenter de nouvelles relations entre artistes et scientifiques, de confronter leurs représentations du monde et réinterroger comme susciter de nouveaux processus de création. La première expérience s’appuyant sur la relation corps-machine a fait emerger de nombreuses questions liées à l’articulation d’une double finalité artistique et scientifique, la reconnaissance symbolique et les statuts de l’artiste et du scientifique, les processus de recherche et de création. Elle a également permis dans un deuxième temps d’évaluer les résultats d’une recherche effectuée à partir d’un objet technologique détourné de sa vocation initiale et repoussé dans ses limites au service d’une réalisation artistique. Dominique David a pu ainsi concrétiser dans les pages qui suivent quelques réponses scientifiques, mais aussi artistiques et humaines, à une recherche démarrée des années plus tôt.
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Partie intégrante du projet, cette expérience collective a été effectuée sous le regard permanent d’une observatrice extérieure. Elle a relaté les connivences comme les achoppements du travail quotidien et a contribué à mettre en lumière les méthodes et temporalités fécondes, le frottement et l’épanouissement des imaginaires d’un artiste et d’un scientifique. Une partie de ses notes en témoigne ici comme journal de bord. Merci à tous ceux qui ont, de près ou de loin, pris le risque de cette aventure avec nous.
[LE CAHIER N°1]

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