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LA TRACE

Les Cahiers retracent la vie de la résidence au fil des jours et témoignent de la recherche scientifique, technologique et artistique mis en œuvre pendant ce temps de recherche commun.

LES CAHIERS DE L'ATELIER N°6

Le 6e cahier de l’Atelier Arts-Sciences offre l’occasion de faire un pas de plus dans la recherche et dans l’expérimentation entre artistes et scientifiques.
2011 a été une année d’exploration de la lumière en particulier avec les lauréats du Prix A.R.T.S. : les artistes Aurélie et Pascal Baltazar associés au chercheur Georges Zissis du laboratoire LAPLACE de Toulouse et à une équipe du CEA-Grenoble.
Cette résidence de recherche a donné lieu à des collaborations particulièrement qualitatives entre les différents protagonistes du projet. Ouverts aux interrogations et suggestions des scientifiques du CEA, les artistes ont creusé et exploré couche par couche les questions physiques, technologiques et conceptuelles liées à la lumière. Avec Agnès Bozec et Olivier Delpeuch techniciens de l’Hexagone, ils ont testé les différentes sources d’émission de lumière, leurs énergies et capacités. Les allers-retours entre les essais et la cohérence des équipes a permis une présentation de leur travail de recherche sur le plateau de l’Hexagone Scène nationale de Meylan moins d’un an après le début de leur résidence. L’Écorce du vent a plongé pendant trente minutes le public dans une mise en espace de la lumière sur la scène du théâtre à l’occasion de l’inauguration des Rencontres-i, Biennale Arts-Sciences 2011. Ce temps de monstration n’était qu’une étape de cette recherche sur la lumière qui donnera lieu à un spectacle au printemps 2013.
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Comme à l’accoutumée l’Atelier Arts-Sciences a invité des partenaires, pour la plupart extérieurs, à porter leurs regards sur le travail en cours et à l’enrichir de leurs analyses.
Emmanuel Guez dramaturge, chargé de mission au Centre National des Écritures du Spectacle a suivi cette recherche ; il interroge leur travail artistique en écho aux recherches d’autres artistes contemporains.
Patrick Mottier du CEA a éclairé l’équipe de ses connaissances scientifiques et Philippe Grosse a suivi la résidence dans ses expérimentations au quotidien.
Sophie Tible-Cadiot de l’Université Stendhal Grenoble3 a resitué leur recherche artistique dans l’histoire du théâtre plastique ou des lumières dans la scénographie du spectacle vivant.
Ces différents points de vue nous incitent à encore explorer cette infinie question de la lumière.

 

[LE CAHIER N°6]


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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°5

Bienvenue dans l’univers de Adrien Mondot
Chaque numéro des Cahiers de l’Atelier Arts-Sciences raconte l’aventure sans cesse renouvelée de la rencontre entre artistes et scientifiques au sein de notre laboratoire commun. Chacun de ces écrits s’adapte à la façon dont scientifiques et artistes construisent le chemin de cette recherche. Mais l’exigence et l’ambition de ce travail
restent identiques : explorer concrètement les formes et les processus des croisements entre arts et sciences, et accompagner leur production.
Avec Adrien Mondot un nouveau chemin a été exploré. L’Atelier Arts-Sciences et les saisons de l’Hexagone Scène nationale de Meylan l’ont accompagné pendant trois années : une expérience qui s’est déroulée à Meylan et Grenoble, mais aussi dans de nombreux lieux qui ont accueilli et soutenu son travail sur plusieurs continents.
Adrien Mondot est jongleur et informaticien. À cette double compétence s’ajoute le sens de la poésie qui a fait de lui un artiste.

 

 

Depuis son ordinateur, il invente eMotion, logiciel adapté à ses besoins artistiques ; depuis le plateau des salles de spectacle, il exerce son sens de la mise en scène pour donner vie à ses explorations scientifiques. Il croise ainsi de multiples domaines :
- le spectacle vivant avec la création de trois projets : Cinématique, La Poésie des éléments, Un point c’est tout ;
- les arts plastiques et le multimédia avec XYZT, Les paysages abstraits ;
- la pédagogie avec des conférences évoluant vers la forme artistique.
Si la résidence actuelle se clôt par Un point c’est tout, elle n’est qu’une étape dans le chemin de la compagnie Adrien M / Claire B qui évolue et se transforme désormais avec l’arrivée de Claire Bardainne.
Les écrits de ce cahier retracent une partie des recherches et réalisations accomplies sur notre territoire et accompagnent la création de XYZT, Les paysages abstraits.
Comme à l’accoutumée de nombreuses personnalités ont apporté un regard extérieur sur les travaux en cours et nous le livrent dans ces pages.

 

[LE CAHIER N°5]


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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°4

L’installation de Valérie Legembre plasticienne-photographe dans les laboratoires du CEA a initié une autre forme de résidence que celles expérimentées depuis 2007.
A l’initiative de l’Inac, et en particulier de Sylvie Sauvaigo et Jérome Planès, cette artiste a été invitée à vivre le quotidien des équipes de recherche pendant une année en investissant quatre laboratoires, le Leti-DTBS, ARC-Nucléart et l’Inac à Grenoble et l’Ines au Bourget du Lac.
Valérie Legembre s’intéresse depuis longtemps et avec pugnacité au monde de l’infiniment petit et nous l’avons vue passer en quelques années du monde micro (résidence à STMicroelectronics) au monde nano pour créer des oeuvres à partir de son procédé de Peaux-de-Photos®.
Pour l’Atelier Arts-Sciences cette résidence est nouvelle à plusieurs titres, le projet émane d’une équipe en interne, il se situe dans la recherche fondamentale et non dans la recherche appliquée, il concerne les arts plastiques et non le spectacle vivant.
L’Atelier Arts-Sciences est bien le lieu ouvert à de nouveaux champs d’expérimentation et il a été décidé d’accompagner ce travail par l’apport d’un regard extérieur qui se concrétiserait dans l’édition de ce cahier.

Invité par Nayla Farouki, philosophe au CEA-Grenoble qui a également accompagné cette expérience, Christian Ruby philosophe a suivi de façon régulière l’évolution de cette résidence.
Plus qu’un compte rendu d’expérience, il a proposé une réflexion sur les relations entre arts et sciences et a coordonné les écrits.
Ce cahier offre donc à partir des processus de recherche qui s’entrecroisent, différents positionnements entre arts et sciences et une pluralité de points de vue.
Enfin pour Valérie Legembre, cette expérience va nourrir une future exposition ; en avant première, elle nous propose, au coeur de ce cahier, quelques images.

 

[LE CAHIER N°4]


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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°3

Le projet Boucle d’or et les 33 variations a remporté le premier prix international A.R.T.S. lancé en 2009 par l’Atelier Arts-Sciences. Avec cet appel à projets, l’Atelier ouvre ses portes à de nouveaux artistes et à de nouveaux scientifiques mais surtout, propose aux équipes de se présenter déjà constituées autour d’un projet de recherche.

Face à une grande diversité de projets technologiques, c’est la poésie qui a gagné le cœur du jury en sélectionnant une recherche sur le film de savon. Ce projet hors des domaines de recherche du CEA-Leti Grenoble témoigne de la volonté d’une très grande ouverture de la part des scientifiques. L’Atelier Arts-Sciences est un outil exploratoire des relations entre artistes et scientifiques et le prix A.R.T.S. permet de sonder cette relation autrement en accueillant des recherches venues d’autres pays comme d’autres secteurs de recherche.
Les lauréats Olivier Vallet artiste/scénographe, spécialiste du théâtre d’objets et Patrice Ballet de l’UJF/CNRS avec le soutien d’autres chercheurs français lancent donc une expérience autour du film de savon. Ce travail vise à passer de l’aléatoire expérimental à une technique stable et reproductible, il y sera question d’adaptation de technologie, adaptation de dispositifs de recherche à un travail en série. Entre Paris et Grenoble, pendant neuf mois, essais, tests et expériences permettent de mieux comprendre les propriétés du film de savon et principalement d’améliorer sa stabilité.



 

Élisabeth Ballery, journaliste, a observé les équipes au travail dans le Laboratoire Interdisciplinaire de Physique (LIPhy) à Saint-Martin-d’Hères comme dans l’atelier de la compagnie à Saint-Fargeaux ou encore lors de leurs rencontres avec les scientifiques du CEA qui ont proposé leur savoir-faire pour développer de nouvelles qualités s’appuyant sur leurs propres recherches. Ces pages retracent une année d’expériences entre des individus et des structures qui n’avaient pas l’habitude de travailler ensemble et qui a abouti à la création d’un élément de scénographie pour la Compagnie des Rémouleurs.

 

[LE CAHIER N°3]

 

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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°2

La deuxième résidence de l’Atelier Arts-Sciences s’est offert le temps d’un parcours de deux années entre le groupe de musiqueactuelle EZ3kiel et des scientifiques du CEA. En chemin, elle a ouvert ses portes à un autre partenaire ERASME, centre multimédia du Rhône. La résidence afait l’objet d’un double aboutissement avec les installations Les Mécaniques poétiques d’EZ3kiel  au CCSTI de Grenoble et les concerts équipés du ballon interactif à l’Hexagone Scène nationale de Meylan.  L’idée du détournement a accompagné de bout en bout cette résidence. Alors que le rêve d’un chercheur du CEA de faire chanter le champ magnétique terrestre présidait à la première rencontre avec le groupe EZ3kiel, c’est un ballon interactif entre le public et les musiciens qui a été créé. Alors que les puces RFID servent généralement à étiqueter les biens de consommation, elles ont fait chanter de vieux flacons de pharmacie. Alors que les motion-pods sont commercialisés dans la kinésithérapie, ils ont fait voyager le visiteur dans l’univers d’un opéra en flammes. Alorsq ue les accéléromètres sont utilisés dans les airbags de nos voitures, ils ont fait produire des images à un piano plutôt que du son… Alors que Yann Nguema est un artiste contemporain nourri de nouvelles technologies, il les met en scène dans une esthétique résolument nostalgique.

 

 

 

C’est de ce monde de contrastes que s’est nourrie cette fructueuse aventure entre les artistes de EZ3kiel et les chercheurs. Cette dernière résidence a ouvert la porte à un plus large panel de chercheurs, ingénieurs et techniciens du CEA comme d’autres centres de recherche. Le temps a été un partenaire appréciable qui leur a permis de chercher, de buter, de recommencer, d’interpeller d’autres laboratoires, d’envisager d’autres solutions technologiques, jusqu’à présenter une œuvre au public : Les Mécaniques poétiques  d’EZ3kiel, dix installations interactives.

 

[LE CAHIER N°2]   


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LES CAHIERS DE L'ATELIER N°1

Première résidence de l’Atelier Arts-Sciences, Virus//Antivirus, nom emprunté au spectacle qui en a été l’aboutissement artistique, a rassemblé pendant plusieurs mois une chorégraphe / interprète et un chercheur en traitement de l’information pour interroger la relation entre art et technologie, entre geste artistique et production de musique par l’entremise du dernier capteur de mouvement miniaturisé né au sein du Service Microsystèmes et Objets Communicants (CEA/LETI/DCIS) : le “ Motion Pod ”.

 

La rencontre des deux protagonistes du projet, Annabelle Bonnéry et Dominique David a eu lieu quelques années plus tôt au sein des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences - Entreprises, mais la résidence 2007 a impliqué plus largement une équipe artistique, la compagnie Lanabel et une unité scientifique. Elle a donné lieu comme premier résultat à une création chorégraphique présentée en octobre à la MC2: Grenoble.

Cette résidence a été organisée dans le cadre de l’Atelier Arts - Sciences, laboratoire créé cette même année par le CEA-LETI et l’Hexagone Scène nationale de Meylan pour tenter de produire et expérimenter de nouvelles relations entre artistes et scientifiques, de confronter leurs représentations du monde et réinterroger comme susciter de nouveaux processus de création. La première expérience s’appuyant sur la relation corps-machine a fait emerger de nombreuses questions liées à l’articulation d’une double finalité artistique et scientifique, la reconnaissance symbolique et les statuts de l’artiste et du scientifique, les processus de recherche et de création. Elle a également permis dans un deuxième temps d’évaluer les résultats d’une recherche effectuée à partir d’un objet technologique détourné de sa vocation initiale et repoussé dans ses limites au service d’une réalisation artistique. Dominique David a pu ainsi concrétiser dans les pages qui suivent quelques réponses scientifiques, mais aussi artistiques et humaines, à une recherche démarrée des années plus tôt.

 

 

Partie intégrante du projet, cette expérience collective a été effectuée sous le regard permanent d’une observatrice extérieure. Elle a relaté les connivences comme les achoppements du travail quotidien et a contribué à mettre en lumière les méthodes et temporalités fécondes, le frottement et l’épanouissement des imaginaires d’un artiste et d’un scientifique. Une partie de ses notes en témoigne ici comme journal de bord.
Merci à tous ceux qui ont, de près ou de loin, pris le risque de cette aventure avec nous.

 

[LE CAHIER N°1]

 

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