La Terza Luce

Ce projet est porté par un artiste italien Michele Tadini, compositeur et enseignant de composition et informatique au Conservatoire national supérieur de musique et de Danse de Lyon et par un chercheur Angelo Guiga technicien - chercheur au Laboratoire LETI du CEA. .

La Terza Luce peut peut-être ouvrir l’esprit sur une nouvelle dimension de la perception ou la lumière devient son et ou le son devient lumière. Un nouvel état ou les yeux créent leur illusions sonores et ou les oreilles vibrent au scintillement de la lumière.

L’équipe lauréate
- Michele Tadini, compositeur et enseignant de composition et informatique au Conservatoire supérieur de musique et de danse de Lyon
- Angelo Guiga, technicien-chercheur au CEA - Leti de Grenoble
Cette équipe a été lauréate du prix A.R.T.S. 2011

Un concert a clôturé la résidence de recherche et a été présenté à l’Hexagone Scène Nationale Arts Sciences - Meylan les 11 et 12 octobre dans le cadre des Rencontres-i, Biennale Arts Sciences 2013.


À lire aussi > La Revue-i 2013 qui retrace les moments forts de la Biennale Arts Sciences, Rencontres-i 2013 dont un article sur La Terza Luce.



La Terza Luce - Teaser 2014 par Atelier-Arts-Sciences

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Le projet de recherche et le projet artistique

La Terza Luce peut peut-être ouvrir l’esprit sur une nouvelle dimension de la perception où la lumière devient son et ou le son devient lumière. Un nouvel état ou les yeux créent leur illusions sonores et ou les oreilles vibrent au scintillement de la lumière.

Le but de ce projet est de pouvoir vérifier ces hypothèses et d’élargir la recherche sur les interactions possibles entre son et lumière selon plusieurs points de vue : physique, perceptif, cognitif, compositionnel.

Cette recherche a plusieurs objectifs :

  • Création d’un environnement d’expérimentation et de fruition des interactions entre son et lumière
  • Catalogue et interprétation de plusieurs tests de perception autour des interactions possibles entre son et lumière.
  • Rédaction d’un mémoire de recherche avec tous les exemples et les tests.
  • Composition et réalisation d’une pièce pour violoncelle, basson, percussion, électronique et lumière en temps réel
  • Conception et mise en œuvre d’un spectacle immersif

La recherche dans/pour le projet La Terza Luce

Dans un premier temps, ce projet a été développé autour des deux axes de recherche principaux :

  • Recherche d’un vocabulaire, d’une grammaire des synesthésies possibles – on pourrait aussi dire un « manuel de contrepoint ». Comment et jusqu’à quel point peut-on croiser les principes du contrepoint musical ? Avec quelle liberté ?
  • Recherche des effets de “battements lumineux“ tel qu’on les trouve dans le son, avec les vibrations lumineuses elle mêmes et avec les fréquences de la pulsation stroboscopique. Un “flanger“ lumineux, cela existe-t-il ?

Ces objets seront vocabulaire, grammaire et syntaxe pour une écriture commune d’une partition globale, sur plusieurs portées de musique. Pour créer cette base de travail, il a été nécessaire de mettre en place une phase des tests avec d’autres évaluations par des personnes autres que des chercheurs.
Les tests ont eu lieu pendant la manifestation EXPERIMENTA 2012 du 11 au 13 octobre. 556 personnes de toutes catégories et d’âges confondus ont participé à ces tests durant les trois jours de l’exposition.

Deuxième partie de la recherche / Après les tests de perception

Lumière, son et numérisation.
La première phase du projet s’achève, les tests donnent des résultats qui ouvrent, comme prévu et espéré, d’autres pistes.
Pour la réalisation des tests une première version d’un programme informatique de contrôle croisé entre son et lumière a été développé.
Une considération importante qui ressort de cette première phase est que le centre du contrôle des interactions, les plus intéressantes réside dans l’efficacité et la flexibilité de la programmation. Mais le protocole DMX utilisé pour gérer les projecteurs à LED n’a pas été à la hauteur des demandes de relations et synchronisations de l’écriture musicale.

MAX MSP est à la base de la création du programme de contrôle. C’est surtout un logiciel pour la musique, le traitement et la transformation du son. La partie logique, numérique, peut donner une base commune pour la relation, à la fois stricte et indépendante mais inévitablement contrôlée par l’écriture musicale.
Dans le domaine logique du numérique la possibilité de développer une interface de programmation unique pose, encore une fois, la numérisation au centre de plusieurs lignes de recherches.
À partir de la possibilité de contrôler le protocole DMX avec des logiques de programmations musicales, une des clés de la nouvelle recherche sera d’arriver à simuler un contrôle très ponctuel même si le protocole de transmission ne pourra pas l’être.
Une recherche pratique sur la numérisation du contrôle s’impose. Mener de concert avec des recherches parallèles sur d’autres modalités de transmissions des données et d’autres éléments pour l’éclairage, leur projection et leur matérialisation.

LED - Interface directe de contrôle
Une recherche importante sera menée autour d’autres interfaces de contrôle direct des LEDs. Sans passer par le protocole DMX, pour pouvoir examiner de plus près et plus précisément les interactions entre différentes fréquences de pulsation stroboscopique. Les possibilités données par le DMX ne sont pas suffisamment précises pour un travail sérieux sur les « battements lumineux » souhaité dans les avant-propos initiaux.
Il faudra pouvoir contrôler et observer avec une grande précision les déphasages possibles et les confronter, juxtaposer, relier et composer avec des phénomènes similaires dans le domaine audio. Pour ce faire, nous devrons concevoir une interface spécifique qui puisse réaliser le pilotage en dynamique via une liaison USB pour obtenir un parfait contrôle de la fréquence de pulsation associer à la puissance lumineuse des LEDS. Beaucoup de composants plus ou moins spécialisés dans le contrôle/commande des LEDS existent. Une phase de tests et de comparaison de ces différents dispositifs sera nécessaire. La conception d’une électronique suivra, ainsi que le développement du driver pour l’interfaçage de la carte avec le logiciel MAX MSP.

Objets lumineux
En connexion à l’investigation sur d’autres façons de contrôler les sources lumineuses, un axe de recherche sera lié à la production de un, ou plusieurs objets lumineux reliés à la création d’une scénographie immatérielle. Ils devront permettre de par leurs formes et des matériaux qui les composeront d’enrichir les effets lumineux afin de contribuer à la fusion sensorielle et visuelle des spectateurs au cours des différentes phases du spectacle.
Les retours des tests réalisés dans une pièce confinée et avec pour seul lien lumineux, quatre projecteurs à LEDs dirigés sur un mur blanc, démontrent la nécessité d’un grand espace pour notre prochaine création. Il est important que les spectateurs ne subissent pas des effets lumineux et sonores. Pour ce faire, ils doivent être au cœur de l’espace de narration du son et de la lumière, afin qu’ils soient portés par un tourbillon de sensations qui doit les mener vers la troisième lumière, leur troisième lumière.
Il est également prévu le développement d’un dispositif interactif, présenté au salon EXPERIMENTA qui aura lieux en octobre 2013 et disposer au showroom DRT ensuite.
L’objet sera sonore et lumineux il sera composé de fibres lumineuses et de matériaux diffusant et réfléchissant la lumière générer à base de LEDS. Le principe technologique est basé sur l’utilisation des algorithmes et du logiciel développés pour le projet de la Terza Luce. À partir d’une série de mots prononcés devant l’objet et captés par un micro, le traitement numérique des paroles et du rythme de la diction générera une modulation sonore et sa traduction en lumière.
La forme de l’objet pourra s’inspirer de la forme d’un gros coquillage dans lequel on prononce la phrase, puis l’objet s’animera en diffusant la transformation sonore et s’illuminera en fonction de la conversion lumineuse. Il peut ainsi composer une histoire personnalisée.
Si aucun son n’est prononcé au bout d’un instant le dispositif lancera une animation prés définie.

Un concert viendra clôturer la résidence.

Michele Tadini - Artiste

Compositeur, professeur de composition en informatique musicale au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon - Né en 1964 à Milan (Italie).
Il est diplômé du conservatoire Giuseppe Verdi de Milan : en guitare dans la classe de Ruggero Chiesa, en composition dans la classe de Sandro Gorli et Giacomo Manzoni et en musique électronique dans la classe de Riccardo Sinigaglia. A suivi les cours de Franco Donatoni à la Scuola Civica de Milan et à l’Accademia Chigiana à Siena ou il obtient en 1989, le “Diploma di Merito”. En 1991, il est invité aux Ferienkurse de Darmstadt. En 1998, il a suivi le stage d’automne à l’Ircam.
Sa musique a été interprétée dans des nombreux festivals aussi bien en Italie qu’en Europe, aux Etats-Unis qu’en Amérique Latine, Canada et Japon.
De 1990 à 2003, il a codirigé aux côtés du compositeur Luca Francesconi, le centre de recherche AGON (acustica-informatica-musica) à Milan.
Il a été codirecteur du “Centro Tempo Reale” (2004 au 2007), structure fondé par Luciano Berio à Florence, en 1987.
Entre 2008 et 2010, il a dirigé L’Irmus (Instituto di Ricerca Musicale - Accademia Internazionale della Musica di Milano) ou il y enseigne depuis 2002.
Depuis 2009, il est enseignant de composition et informatique musicale aux Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon.
Il donne aussi régulièrement des conférences et des séminaires dans des cadres universitaires européens.
Michele Tadini compose également pour le théâtre, la danse, la vidéo, des installations interactives, la radio, la télévision et le cinéma. Ses œuvres sont éditées à Milan par les éditions Suvini Zerboni et ses écrits ont été publiés dans plusieurs recueils et revues internationales. En 2008, il a remporté le PRIX ITALIA avec l’œuvre radiophonique La Musica Nascosta.

Ses dernières compositions :
- K_446 pour ensemble des 446 cordes. Un Concerto pour 100 guitares électriques (Commande de l’Auditorium Parco della Musica de Rome-2012).
- Musique pour le spectacle Alan Turing a Staged case history (piccolo teatro di Milano)
- Une pièce pour l’ensemble Fabrique Nomade (violon, violoncelle, karlax et électronique) – Ripples never come back (Commande du Studio ArtZoyd de Valenciennes)
- Une commande de l’Etat français pour l’ensemble de 12 violoncelles NOMOS “Architecture en Espace Ouvert”
- Une pièce pour le Grand orchestre, I had walled the monster up… (Commande du RAI Nuova Musica à Turin)
- Agora, pour ensemble, électronique et vidéo en temps réel
Commande Grame / Biennale Musiques en Scène, Arfi

Angelo Guiga - Scientifique

Technicien Chercheur
Chargé de développement technique pour l’innovation
Électronicien de formation, il a débuté sa carrière en 1976 dans la fabrication de combustible nucléaire. Puis il a été détaché au CEA en 1979 dans le laboratoire d’élaboration des combustibles au DMG durant trois ans. Intègre le CEA en 1982 au sein du laboratoire infrarouge (LETI/DOPT/LIR) jusqu’en 1996. Par la suite le département LETI/DSIS jusqu’en 2011. Actuellement, il fait partie de la plateforme Open Innovations et plus précisément du service LETI/ IO/SPICE.
Il a pu se forger une expérience tout au long de sa carrière dans des domaines variés tel que l’informatique, l’électronique, l’optique, le magnétisme et la mécanique. Il a participé aussi aux dépôts de plusieurs brevets. A réalisé son 1er projet arts-sciences en septembre 2007 lors de la réalisation du ballon scénique pour le groupe Ez3Kiel. Puis sur l’installation Les Mécaniques poétiques de EZ3kiel lors des rencontres-i 2009 avec Yann Nguema bassiste du groupe Ez3kiel, ou il été responsable projet sur trois installations : La Madone, L’orgue à flacons et Le Piano et en soutien sur plusieurs autres.
A participé au projet Chromatophore présenté lors des rencontres-i 2011 où il était en charge de la partie électronique pour l’intégration et la commande d’éclairement des leds.

Chercheurs associés au projet

Angelo Guiga (CEA Leti) - Gilles Le Blevennec (CEA Liten) - Philippe Grosse (CEA Leti) - Dominique David (CEA Leti), Fabrice Forest, Grenoble Institut de l’Innovation
 UPMF - INNOVACS, Michel Dojat, Grenoble Institut des Neurosciences (GIN), David Alleysson, CNRS - LPNC – modèles de vision des couleurs.

Chercheurs rencontrés en avril 2012 :
Céline Coutrix, CNRS Researcher - Jean Caelen, directeur de recherches au CNRS, directeur adjoint de l’institut Carnot LSI (Logiciels et Systèmes Intelligents), responsable de l’équipe MultiCom (Conception Evaluation de Systèmes Interactifs
), chargé de mission Relations industrielles et valorisation au LIG.

Le concert

La Terza Luce / Techno Party Cognitive
Pour une scénographie de l’écoute

Composition, conception Michele Tadini
Recherche technologique Angelo Guiga


Avec
Percussions - Thibaut Weber
Basson, contre basson - Sophie Raynaud
Violoncelle - Marie Ythier

Scénographie, lumière Françoise Henry

Sur scène quatre musiciens, violoncelle, basson, percussions, électronique temps réel pour une partition sonore et lumineuse. Est-il possible de trouver La Terza luce. Est-il possible de développer un contrepoint multimédia : une grammaire de la vibration commune ? Existe t-il un art de la fugue exploitant la lumière ? À la fois contrainte et liberté pour le compositeur, la perception synesthesique offre un champ d’exploration poétique, et permet de créer un langage propre, fondé sur le décalage temporel de la réception par nos sens d’impressions musicales et visuelles.

L’équipe artistique :

Michele Tadini
Compositeur, professeur de composition en informatique musicale au Conservatoire national supérieur de musique de Lyon - Né en 1964 à Milan (Italie).
Il est diplômé du conservatoire Giuseppe
Verdi de Milan : en guitare dans la classe de Ruggero Chiesa, en composition dans la classe de Sandro Gorli et Giacomo Manzoni et en musique électronique dans la classe de Riccardo Sinigaglia. A suivi les cours de Franco Donatoni à la Scuola Civica de Milan et à l’Accademia Chigiana à Siena ou il obtient en 1989, le “Diploma di Merito”. En 1991, il est invité aux Ferienkurse de Darmstadt. En 1998, il a suivi le stage d’automne à l’Ircam.
Sa musique a été interprétée dans des nombreux festivals aussi bien en Italie qu’en Europe, aux Etats-Unis qu’en
Amérique Latine, Canada et Japon.
De 1990 à 2003, il a codirigé aux côtés du compositeur Luca Francesconi, le centre de recherche AGON (acustica-informatica-musica) à Milan.
Il a été codirecteur du “Centro Tempo Reale” (2004 au 2007), structure fondé par Luciano Berio à Florence, en 1987.
Entre 2008 et 2010, il a dirigé L’Irmus (Instituto di Ricerca Musicale - Accademia Internazionale della Musica di Milano) ou il y enseigne depuis 2002.
Depuis 2009, il est enseignant de composition et informatique musicale aux Conservatoire national supérieur de
musique et de danse de Lyon.
Il donne aussi régulièrement des conférences et des séminaires dans des cadres universitaires européens.
Michele Tadini compose également pour le théâtre, la danse, la vidéo, des installations interactives, la radio, la télévision et le cinéma. Ses œuvres sont éditées à Milan par les éditions Suvini Zerboni et ses écrits ont été publiés dans plusieurs recueils et revues internationales. En 2008, il a remporté le PRIX ITALIA avec l’œuvre radiophonique La Musica Nascosta.

Ses dernières compositions :
- K_446 pour ensemble des 446 cordes. Un Concerto pour 100 guitares électriques (Commande de l’Auditorium Parco della Musica de Rome-2012).
- Musique pour le spectacle Alan Turing a Staged case
history (piccolo teatro di Milano)
- Une pièce pour l’ensemble Fabrique Nomade (violon, violoncelle, karlax et électronique) – “Ripples never come back” (Commande du Studio ArtZoyd de Valenciennes)
- Une commande de l’Etat français pour l’ensemble de 12 violoncelles NOMOS “Architecture en Espace Ouvert”
- Une pièce pour le Grand orchestre, “I had walled the monster up…” (Commande du RAI Nuova Musica à Turin)
- Agora, pour ensemble, électronique et vidéo en temps réel
Commande Grame / Biennale Musiques en Scène, Arfi

Thibaut Weber
Percussionniste au sein de l’Orchestre des Gardiens de le Paix (2012).
Master de percussions, mention très bien, au CNSMD de LYON, dans la classe de Jean Geoffroy, Henry-Charles Caget et Philippe Labadie (2011).
Licence de Percussions (CNSMD de Lyon, classe de Jean Geoffroy, 2009).
1er Prix du concours “Musiques d’Ensembles” de la FNAPEC avec le quintette de percussion ARGILLOS (2009).
Diplôme d’Etat d’assistant spécialisé de Percussions (2008).
Prix de Perfectionnement de percussions et de musique de chambre (CRR de Metz, classe d’Eric Chartier, 2006).
DEM à l’unanimité de Percussion, Musique de chambre et formation Musicale (CRR de Metz, 2005).
Médaille d’or de Vibraphone Jazz (CRR de Metz, classe de Benoit Staziaczik, 2006).
DEUG de Musicologie (Université de Metz, 2002).
Baccalauréat Franco-allemand, Série S, mention Bien (Lycée Franco-allemand de Sarrebruck, 2000).
Percussionniste supplémentaire dans les Orchestres nationaux de Lyon (Leonard Slatkin), Lorraine (Jaques Mercier), Toulouse (Tugan Sokhiev) et Lille (Jean-Claude Casadesus) ainsi qu’à l’Orchestre de chambre du Luxembourg (Nicolas Brochot).
Membre de l’ensemble de percussions TaCTuS et du trio d’improvisation Le Trichrophone.
Stagiaire AÏDA à l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (Tugan Sokhiev, 2009).
Percussionniste à l’Orchestre français des jeunes (Jean-Claude Casadesus, 2005 à 2007).
Stagiaire au Centre Acanthes (Michel Cerutti, 2006) et à l’académie franco-allemande Opus XXI (musique contemporaine, 2011-2012).

Marie Ythier
Diplômée du CNSMD de Lyon, elle est en 3e cycle supérieur au CNSMD de Paris. 1er prix du concours de violoncelle des Zonta Clubs, elle est lauréate de la bourse de l’Adami depuis 2011 et bénéficie également du soutien de la Fondation Meyer et du Mécénat Société générale pour l’année 2012.
En tant que soliste, Marie Ythier a pu se produire dans le cadre du festival d’Ambronay, du festival les Nuits d’Eté, du festival Messiaen au Pays de la Meije, à l’Auditorium de Dijon, au Musée des Beaux-arts de Lyon, au château d’Ecouen, lors du festival Jeunes Talents, à l’Opéra de Dijon, à la Cité Internationale des Arts, salle Gaveau, et à la Cité de la Musique. Elle a joué notamment avec orchestre sous la direction de Peter Csaba, René Gulikers etc. dans des œuvres d’Alfred Schnittke, Tchaïkovski, Haydn et Vivaldi.
Membre fondateur du quatuor Sequenza, elle participe au festival de l’Epau, Normandoux, elle s’est produite également au Carré d’Art à Nîmes, salle Molière à Lyon, et sur France Musique, dans l’émission de Jean-Pierre Derrien.
Marie Ythier est également membre du duo Denisov, qu’elle a fondé avec le saxophoniste Carl-Emmanuel Fisbach.
Violoncelle solo du Lucerne Festival Academy Orchestra, elle s’est produite Salle Pleyel, ainsi qu’au KKL de Lucerne, sous la direction de Pierre Boulez et de Clement Power.
Régulièrement invitée à jouer en France, elle a également eu l’occasion de se produire en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Serbie, en Grèce et en Italie, ainsi qu’en Amérique du Sud.
Marie Ythier, de par ses expériences musicales variées, est une artiste dont l’éclectisme et l’ouverture d’esprit se révèlent dans l’intérêt particulier qu’elle voue à la musique nouvelle. Elle aborde aussi volontiers le répertoire de toutes les époques, en musique de chambre ainsi qu’en soliste.

Sophie Raynaud
Elle débute ses études musicales par l’étude du piano et suit les cours du conservatoire du 14e arrondissement de Paris où elle obtient en 1997 un premier prix de la ville de Paris. Mais elle ne se destine pas tout de suite à une carrière musicale. Elle poursuit donc ses études littéraires à l’université de Paris III Sorbonne Nouvelle où elle obtient une licence de lettres modernes puis une maîtrise de médiation culturelle en 2003.
Décidant alors de se consacrer entièrement à la musique et plus particulièrement au basson, son deuxième instrument, elle entre en 2004 au CNR de Saint-Maur des Fossés dans la classe de Lionel Bord puis en 2007 au CNSM de Lyon dans la classe de Carlo Colombo et Jean Pignoly, et y obtient son Master en 2011.
Passionnée par le travail de musique de chambre et d’orchestre, elle fait partie des quintettes à vent Coriolys et Amarillo et de l’ensemble La Symphonie de Poche. Elle se produit dans divers orchestres et formations notamment à l’Opéra de Lyon, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de Saint-Etienne, l’Ensemble Orchestral de Paris, l’Orchestre Lamoureux...

Françoise Henry
Elle est née en 1966 à Cluj (Roumanie), scénographe, plasticienne et éclairagiste
Licenciée de littérature italienne et diplômée en scénographie avec les félicitations du jury (Diplôme national supérieur d’expression plastique Villa Arson Nice). Françoise Henry s’est consacrée depuis plus de vingt ans à la recherche d’espaces scéniques en relation avec l’écriture théâtrale contemporaine.
C’est ainsi que depuis 1988, elle a conçu des scénographies pour de nombreux metteurs en scène parmi lesquels Olivier Py avec lequel elle a collaboré à plusieurs reprises (des oranges et des ongles 1988, Gaspacho un chien mort, mon père qui..., l’invention de la liberté 1990, La femme-canon 1991) mais aussi André Gunthert (Le palais de cristal 1990), Eugène Durif et Catherine Beau ( Eaux dormantes 1991), Mohammed Rouabbhi et Claire Lasne (les Acharnés 1993), François Bing (Cendrillon et les gangsters 1993), Catherine Fourty (le Pélican 1995), Jacques Vincey (Opéra Cheval 1997), Judith Depaule (Illuminations 2000), Romain Bonin (les Cancans 2001), Jean-charles Mouveaux (Retour à la Citadelle 2007), Marc Goldberg (Anthologie de l’humour noir 2008).
Ses scénographies, volontairement sobres, utilisent la lumière à la fois comme une matière et un révélateur d’espace.
Elle est accueillie pendant une année, en 1997/98, en qualité de pensionnaire de la Villa Médicis où la rencontre avec l’univers de la création musicale est pour elle l’occasion d’explorer les correspondances entre impressions visuelles et sonores et d’imaginer des espaces abstraits qui, tout en accompagnant la rêverie du spectateur, favorisent l’écoute.
Elle crée alors des scénographies lumineuses pour plusieurs spectacles musicaux, comme Antreciel (musiques de Grisey, Xenakis, Matalon, Adamo,...) Arsenal de Metz 2005, scénographie le Festival du Souffle de l’Equinoxe Poitiers 2006 et 2007, un spectacle concert/danse sur la musique de Takemitsu Poitiers 2008.
Plasticienne, elle entreprend pendant dix ans, en collaboration avec Laurent Bolognini, jusqu’en 2007, une recherche sur la lumière en mouvement dans le cadre de l’association “Les Alternateurs Volants“. Exposé sous le titre Abracadabra, dans la galerie parisienne Frieland/Rivault, ce travail a obtenu le soutien de la Fondation EDF et a également été présenté à de multiples reprises sous la forme de performances en corrélation avec des improvisations musicales à l’espace Electra, au Mac/Val, à la nuit des musées de Cassel, à l’Opéra de Genève dans Les contes d’Hoffmann mis en scène par Oliver Py en 2001, lors des festivals Musiques démesurées à Clermont 2006, le Festival de la Voix avec l’ensemble Mikrokosmos Châteauroux 2007, à la Biennale d’Architecture de Venise.
Françoise Henry assoit son imaginaire sur de solides connaissances techniques (tant pour la scénographie que pour les lumières) qu’elle met régulièrement au service d’agences d’architectes, de bureaux d’études de différentes structures (Ateliers du nord à Lille, La Villette, le Théâtre du Châtelet à Paris) où elle collabore à de nombreux spectacles, opéras, expositions. Elle poursuit cette expérience de suivi, depuis la conception jusqu’au plateau, en assistant Alain Lagarde sur l’opéra Julie de Boesmans (Orléans 2009) et Catherine Bluwal pour une dizaine de scénographies dont La Serva Amorosa (Molière de la scénographie 2009).
Elle aime aussi partager son enthousiasme pour la scénographie lors de conférences et ateliers qu’elle anime pour un public varié, notamment autour du thème de la lumière (Festival d’Aix en Provence). Elle souhaite à présent poursuivre et approfondir ce travail de transmission en proposant des ateliers d’expérimentations afin d’amener un large public à observer autrement et poétiquement toute forme d’inter action entre matière, lumière, mouvement et espace sonore.

Production Atelier Arts Sciences. Avec l’aide du fonds de soutien à la création artistique numérique (SCAN) de la Région Rhône-Alpes, la Spedidam et le Dicréam .
Accueillie en coréalisation avec Mixlab.


À lire :
LA TERZA LUCE
Tests perceptifs : vers de nouvelles interactions entre le son & la lumière par Christiane Dampne, journaliste, octobre 2013
Interview de Michele Tadini et de Angelo Guiga par Christiane Dampne - Juillet 2012