Daniel Danis

TRACES

Descriptif du projet artistique

Daniel Danis s’interroge en permanence sur ce qui façonne notre pensée, notre imagination, nos rêves et partant de là, nos modes de vie. « Je n’ai pas l’esprit scientifique, mais une insatiable soif de comprendre ce qui se passe lorsque l’être humain pense, invente, cherche puis trouve, qu’il s’agisse de l’écriture d’une pièce de théâtre ou d’une découverte scientifique ». Il expérimente et innove en nourrissant son art des apports de la science et de la technologie. « Mon travail de dramaturge m’a amené très tôt à me poser la question de la naissance des structures internes de l’écriture, puis à expérimenter d’autres manières d’écrire, de parler au spectateur. Finalement, depuis que j’ai commencé à écrire, je suis en recherche, à la manière d’un scientifique. Ma rencontre avec l’Atelier de Grenoble est une nouvelle étape de cette quête. »

En fin de résidence Daniel Danis a présenté Traces, une installation sonore et poétique qui s’appuit sur ses nombreuses rencontres avec les chercheurs. .

À lire aussi > la Revue-i 2013 qui retrace les moments forts de la Biennale Arts Sciences, Rencontres-i 2013, dont un article sur Traces.

Il sera accompagné de la comédienne Eva Daigle.

Daniel Danis

Saguenéen d’adoption, Daniel Danis est l’auteur d’une dizaine de pièces de théâtre.

En 1993, sa première œuvre, Celle-là, remporte le Prix de la critique en création de texte et le prix du Gouverneur général du Canada. Sa deuxième pièce, Cendres de cailloux, est récompensée par le Masque du meilleur texte original et le prix Radio France Internationale. Le Langue-à-Langue des chiens de roche lui vaut une deuxième fois le prix du Gouverneur général du Canada en 2002. En 2007, avec Le Chant du Dire-Dire (créée à l’Espace Go au printemps 1998 et au Théâtre de la Colline à Paris en septembre 1999), il remporte le prix du Gouverneur général pour une troisième fois. En 2006, le Grand Prix de littérature dramatique 2006 est décerné à E, roman-dit dans la catégorie œuvre francophone. En 2010 pour Terre océane, Daniel Danis est nommé aux Molières dans la catégorie Auteur Francophone Vivant.

Est paru à l’Arche La Trilogie des flous (2010).

Daniel Danis a écrit pour le jeune public Le Pont de pierres et la Peau d’images,Kiwi,Sous un ciel de chamaille et Bled. En 2008, Kiwi est récompensé par trois prix : le prix Louise-LaHaye, remis par CEAD Diffusion, le Deutscher Jugendtheaterpreis et le Prix littéraire AbitibiBowater Théâtre (Salon du Livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean).

Daniel Danis vit à Québec où sa compagnie est en résidence à la Caserne Dalhousie. Il travaille en ce moment sur l’écriture et la mise en scène de son nouveau spectacle Yukie, un théâtre-film qui a été présenté au festival Carrefour international de Théâtre (Québec) en juin 2010.

Ses pièces sont publiées chez L’Arche Editeur (Le Chant du Dire-Dire,Le Langue-à-Langue des chiens de roche,E,Bled,Kiwi,Sous un ciel de chamaille,Terre océane), Actes Sud-Papiers/Leméac (Celle-là et Cendres de cailloux) et L’Ecole des Loisirs (Le Pont de pierres et la peau d’images). Elles sont traduites et jouées dans le monde entier.

Eva Daigle

Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Québec, section Jeu, en 1998, Éva Daigle est très active dans le milieu théâtral professionnel : elle joue sur toutes les scènes de Québec, et aussi à Montréal, Ottawa, en tournée en région et en Europe.
Année après année, on lui confie l’interprétation de rôles qui comptent parmi les plus grands et les plus complexes du répertoire théâtral : Renée dans Madame de Sade, Albertine et Pierrette dans différentes oeuvres de Michel Tremblay, Renelle dans La gloire des filles à Magloire, l’Infante dans Le Cid, La Fiancée dans Noces de sang, Chimène dans Le Cid maghané, pour ne nommer que ceux là .

Sa pratique l’amène à travailler avec plusieurs metteurs en scène importants : Martine Beaulne, Jean-Pierre Ronfard, Martin Faucher, Gill Champagne, Guy Alloucherie, Frédéric Dubois, Louise Laprade, Martin Genest, Jean-Jacqui Boutet, Antoine Laprise, Marie Gignac, Philippe Soldevila, entre autres, dans des oeuvres d’auteurs les plus variés : Yukio Mishima, Claude Gauvreau, Milan Kundera, Eugène Ionesco, Alessandro Baricco, Plaute, Loup Bleu, Raymond Queneau... Elle participe également à plusieurs créations (Fanny Britt, Isabelle Hubert, Mercè Sarrias, Francis Monty, et autres).

Elle touche aussi au cinéma et à la télévision. Elle oeuvre en solo dans le court-métrage La tache d’Émilie Baillargeon (Vidéo Femmes, 2012), tient des premiers rôles dans Le Gambit du Fou de Bruno Dubuc (Cinémathèque québécoise, 2001) et dans la reconstitution historique Le Canada en amour (réalisation Jean Bourbonnais, Production Vic Pelletier, 2007) en plus de participer à plusieurs autres productions.

À Montréal, on a pu la voir sur scène entre autres dans Couche avec moi (C’est l’hiver) (Espace Go, 2006), À quelle heure on meurt ? (Théâtre Denise-Pelletier, 2001), Contes-Gouttes (Maison Théâtre, 2002) ainsi que Noces de sang et Le Cid maghané (salle Fred-Barry, 2005 et 2001).

Elle fit également partie d’autres audacieuses aventures artistiques comme par exemple le transatlantique Québec-Barcelona, (co-production Théâtre Sortie de Secours et Sala Beckett, présentée à Québec et à Barcelone, automne 2012) et le décoiffant cabaret Show d’Vaches au Bitch Club Paradise (Théâtre Périscope, 2005-2007).

Certains de ses rôles ont été primés, comme celui de Catherine Tayet dans L’Asile de la pureté (mise en scène de Martin Faucher, 2009) qui lui fit remporter le prix Janine-Angers, et l’Infante dans Le Cid (mise en scène de Gervais Gaudreault, 2004) qui lui valut une nomination pour le prix Paul-Hébert.

Scientifiques rencontrés :

Au CEA Grenoble :
Patrick Boisseau (DTBS), Emmanuel Hadji (Inac), Amal Chabli (Leti), Jean Rémy Savel (Liten), Anne Karine Froment (Liten), Francis Bertrand (Arc Nucléart), Didier Louis (Leti), Daphné Berny (IRTSV), Alain Farchi (Minatec), Robert Morel (Inac) ; Lionel Duband (Inac), Y. Chenavier et C. Gateau (Inac), Marylin Vantard (IRTSV) et Aurélien Barrau (CNRS), Thierry Ménissier (UPMF)